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Association Des Habitants Du Quartier Pajeaud à Antony

 

 

 

 

 

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Ile-de-France : ces villes veulent en finir avec leurs stations-service fantômes

La municipalité d’Antony (92) a réuni huit communes à l’hôtel de ville pour discuter des stations-service Oil France.

Depuis la cessation d’activités du groupe italien en 2012, elles ont été laissées à l’abandon.

 

 

Antony, le 18 septembre 2017. La station-service Oil France, située dans le quartier Pajeaud, est abandonnée depuis cinq ans. (LP/A.R.)

Par Ariane Riou

Le 19 septembre 2017 à 17h18, modifié le 20 septembre 2017 à 10h44

Des herbes folles courent le long des anciennes pompes à essence. A Antony, dans le quartier Pajeaud, la station-service Oil-France ne fonctionne plus depuis cinq ans.

Mais le site est toujours là. Presque intact. « Une vraie plaie » pour la commune des Hauts-de-Seine, qui a décidé d'organiser, ce mardi,

des échanges avec huit autres municipalités concernées - six collectivités franciliennes dont Saint-Cloud, Franconville ou Les Mureaux,

une commune de l'Oise (Jaux) et une autre des Ardennes - à l'hôtel de ville d'Antony pour discuter du problème.

 

« On est coincés », explique Fabien Hubert, conseiller municipal chargé du commerce.

 Lorsque Oil-France - que nous n'avons pas réussi à contacter - a cessé son activité en 2012, l'entreprise n'a jamais fait de déclaration de cessation d'activités, selon l'élu.

« On leur a demandé s'ils pouvaient mettre leur site en sécurité, s'ils pouvaient nous assurer que les sols avaient été dépollués…

Mais on n'a jamais eu de réponse. On ne sait même pas si les cuves ont été vidées de leur fioul », regrette Fabien Hubert.

« Si on rachète, la dépollution des sols sera aussi à notre charge… »

En 2013, la ville décide donc d'entreprendre, elle-même, des travaux d'entretien. Et fait poser des grillages autour du site.

En 2016, devant l'inertie d'Oil France, la commune engage une procédure de déclaration d'état d'abandon manifeste.

« Cela permet notamment l'expropriation du propriétaire », explique l'élu d'Antony.

 Selon les services de la mairie, une vingtaine de stations seraient toujours à l'abandon en France.

 « Il y a aussi une trentaine de sites pour lesquels nous avons peu d'informations », reconnaît Fabien Hubert.

 

La situation serait en revanche réglée pour une quinzaine de villes, comme à Colombes qui a racheté la parcelle.

« Le propriétaire attend sagement qu'on fasse des propositions individuelles et fait monter l'ardoise. Si on rachète, la dépollution des sols sera aussi à notre charge…

On préfère utiliser les moyens légaux », argue l'élu d'Antony.

A Colombes, bientôt des logements à la place

https://www.leparisien.fr/images/2017/09/19/8d58a4b6-9d4c-11e7-8cc0-ce74ab95777b_1.jpg

(LP/A.D.)

A Colombes, la station-service fantôme disparaîtra bientôt du paysage. Située avenue de Stalingrad, en face du quartier en pleine rénovation urbaine des Fossés-Jean,

la pompe à essence Oil France avait été acquise par la mairie il y a une dizaine d’années. « Le dossier a longtemps été bloqué à cause de la dépollution, mais ça y est,

le problème est réglé », se félicite la mairie (LR).

 

Les travaux de dépollution, qui dureront neuf mois, viennent de commencer. « La loi Alur a permis qu’un tiers puisse se substituer à la municipalité pour ces travaux,

décrypte le cabinet. Le promoteur Pierre Promotion a donc entrepris les travaux et nous déduirons le coût de dépollution lors de la vente du terrain. »

Cela représente environ un quart du prix de 2 M€. Une trentaine de logements en accession à la propriété, un commerce de 300 m² en rez-de-chaussée et un parking

en sous-sol devraient être construits dès l’année prochaine.

A.D.

L'objectif de cette journée d'échange, pendant laquelle l'Ademe, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, a fait une intervention, est donc simple :

rassembler les acteurs concernés. Les représentants des collectivités ont décidé d'envoyer une lettre commune à Nicolas Hulot,

qui demande une « intervention de l'Etat dans ce dossier et une mise à disposition à disposition des moyens d'action »,

notamment pour favoriser le processus d'expropriation.

 

Un collectif des communes concernées va également être créé et doit se réunir régulièrement.

 « Les autres villes concernées qui n'étaient pas présentes sont invitées à nous rejoindre, précise Fabien Hubert.

 De grosses villes comme Lyon ou Marseille sont concernées. »

« Ça fait tache dans le paysage »

Si la mairie d'Antony parvient à récupérer cette parcelle, c'est dans un but bien précis : réaménager le centre commercial voisin.

« Les bâtiments datent des années 1970, les locaux sont vieillissants. On voudrait repenser l'aménagement du centre en prenant en compte la parcelle de la station-service »,

précise Fabien Hubert.

 

Une idée qui semble déjà plaire aux habitants du quartier. « Cette station fait tache dans le paysage. En la récupérant, il y a de quoi faire », observe Joël, 55 ans.

« Il faut s'en débarrasser. C'est moche, c'est triste et ça peut être dangereux pour les enfants… », souffle Myriem, une mère de famille.

 

(Extrait de l’article du Parisien - voir ici l’article original :

http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/ile-de-france-ces-villes-veulent-en-finir-avec-leurs-stations-service-fantomes-19-09-2017-7272138.php)